La DFJ demande aux confessions religieuses …

« …merci aux femmes juristes qui apprennent aux autres femmes leurs droits, je pense que l’Eglise doit les soutenir. », a déclaré un représentant d’une confession religieuse invitée à la séance.

La DFJ demande aux confessions religieuses de promouvoir la participation de la femme au sein de leurs institutions.

C’est ce jeudi, 23 mars 2017 au cours d’une séance de plaidoyer organisée à l’intention des chefs des confessions religieuses et qui a réuni des représentantes et représentants des organisations de la société civile en ville de Goma à l’Est de la République Démocratique du Congo que la demande a été lancée. L’action s’inscrit dans le cadre de la politique globale de la Dynamique des Femmes Juristes (DFJ) et de manière particulière dans le cadre du projet de promotion du genre et de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre financé par OXFAM Novib.

Au cours de la séance, le représentant de chaque confession religieuse a présenté brièvement la politique de sa confession en ce qui concerne la promotion du genre et en particulier la participation de la femme à la prise des décisions au sein de sa confession.

Globalement, il a été constaté que la participation de la femme à la prise des décisions au sein des confessions religieuses reste marginale et que les doctrines religieuses restent le principal frein. En effet, dans certaines confessions religieuses, les femmes sont représentées à moins de 10% dans les organes de prise des décisions. Exception faite à une minorité des confessions religieuses, la plupart n’ont pas une politique promotion du genre moins encore un plan d’intégration des femmes dans les organes qui prennent les décisions sur la vie de la confession, décisions auxquelles les femmes sont aussi soumises.

Sur cette base, des recommandations spécifiques ont été formulées et adressées par les participantes et participants à chaque confession religieuse représentées. Ces recommandations, qui ont été traduites sous forme d’actions à mener, partent de la conscientisation des femmes au sein des confessions religieuses sur leurs droits, passent par des actions synergiques entre organisations de la société civile travaillant pour les droits des femmes et confessions religieuses, des séances d’échange entre hommes et femmes, et aboutissent au partage d’expériences entre les confessions religieuses ayant fait des progrès dans la participation de la femme et la promotion du genre.

Toutes ces recommandations et bien d’autres qui ont précédé seront logées dans une convention qui sera un contrat social entre les membres des communautés de base et les autorités, leaders d’opinion afin de promouvoir le genre et lutter efficacement contre les violences sexuelles et basées sur le genre collectivement et individuellement.

Pour la Dynamique des Femmes Juristes, l’enjeu est grand au regard de l’influence que les confessions religieuses et les normes qu’elles édictent exercent sur la vie sociale en général et celle de leurs fidèles en particulier. Le travail qui suivra la prise de ces engagements est donc capital parce qu’il inclut l’accompagnement de ces confessions religieuses dans la mise en œuvre des engagements pris.

©Dynamique des Femmes Juristes, 2017   

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